La religion nous apprend que les enfants sont des dons de Dieu. Certes, nous n’irons pas à l’encontre de cette croyance. Les enfants, on veut bien les avoir mais quand devons-nous les avoir ?

A l’ère actuelle, les jeunes ont appris à expérimenter la sexualité loin des tabous, des limites, des normes ou des mœurs préétablis dans la société. Il n’existe plus cette jeunesse où jadis, la sexualité était le terrain non exploité, un terrain glissant, une cité interdite. Nous vivons actuellement une jeunesse sexuellement active. Par conséquent, la jeunesse demeure encore irresponsable sexuellement enchaînant ici et là des avortements et des grossesses précoces.

Thomas, 22 ans, étudiant en économie / université de Lubumbashi, un jeune sexuellement actif, nous a confié : “j’ai été obligé plus d’une fois d’interrompre le coït, pour ne pas la mettre enceinte.”

On se retrouve dans une sphère où on aimerait se relâcher sexuellement sans compromettre des avenirs, sans brûler nos ailes, sans réfléchir, sans craindre de voir nos vies voler en éclats.

Suzanne, 24 ans, entrepreneure, nous a raconté : “le sexe me détend parfois, ça me permet d’évacuer les stress mais penser aux risques de grossesse indésirable m’angoisse et la peur me gagne.”

Serez-vous aussi comme Suzanne ? Auriez-vous la même peur de vous relâcher sexuellement ? Et si on optait pour un moyen de contraception ?

Les méthodes contraceptives sont des moyens entre autres préservatif, pilules, stérilet…permettant d’éviter des grossesses indésirables. Mais pourquoi les jeunes restent-ils si indifférents face à ce qui peut paraître comme un visa pour la zone interdite ?

Yunis 24 ans, ingénieure à MMG s’exprime, « on nous a appris que ces pilules ont des conséquences. Qu’à force de les consommer, ça nous rendra stériles. Et même les préservatifs ne sont toujours pas rassurant déjà qu’ils réduisent le pourcentage de la libido.”

On y va croire que personne ne sait aujourd’hui parler à nous jeunes, des avantages de ces derniers. En parlant à ces jeunes, nous avons plutôt constaté qu’ ils avaient tous chacun une conception pas très vraie des moyens contraceptifs. Notons que nous n’encourageons pas la dépravation sexuelle de la jeunesse mais plutôt une entière responsabilité sexuelle de leur part.

Les méthodes contraceptives, nous citons : les préservatifs, le stérilet, les pilules, font partie de grandes innovations de la science dans le but d’aider les jeunes à vivre la sexualité sous son bon jour c’est-à-dire non pas comme le moyen ultime de reproduction.  Oui, on peut vivre la sexualité et ne pas penser reproduction.

Si on mettait de côté nos préjugés et si on voyait les choses dans ce pourquoi elles ont été réellement faites, on fera de même une société en pleine évolution.  Sortons des préjugés. Voir des jeunes africains, et congolais en particulier, préférer être acteurs d’avortements en lieu et place de les éviter nous prouve à suffisance que nous sommes quelque part bornés dans nos esprits.

Et nous constatons que même ceux unis par les liens sacrés du mariage n’en sont pas épargnés. Du moment où, on fait face à des couples qui ne savent plus gérer les naissances, ceux qui subissent une tempête de maternité . Limiter ou espacer les naissances, avantageux ou dangereux ?

Maria, 27 ans, femme au foyer, nous confirme sa peur face à l’utilisation des méthodes contraceptives modernes:”on entend parler. A l’hôpital, on nous renseigne oui mais mon mari dit toujours que ces choses ne sont pas fiables. Et conséquence,on a du mal à espacer les naissances…”

Serez-vous comme Maria et son mari en ce moment ? Et si ,tous,optons pour un moyen de contraception moderne et fiable ? Limiter ou éviter une éventuelle grossesse indésirable, un mythe ou une vraie réalité palpable ?

Nous tâcherons de parler brièvement de chacun de ces moyens à notre prochain article.