Saviez-vous que RÉSOUDRE DES PROBLÈMES REND HEUREUX ?

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Les problèmes, tu n’y échappes pas.

Tu remédies à tes soucis de santé en t’inscrivant au club de gym, mais ce faisant tu te crées de nouveaux problèmes tels que devoir te lever hyper tôt pour aller transpirer comme un malade sur un vélo elliptique avant de te prendre une douche pour courir ensuite au bureau.

Tu réserves les mercredis soir à ta copine histoire de couper court au reproche de ne pas lui consacrer suffisamment de temps, mais là, problèmes : comment trouver des activités qui vous branchent tous les deux, avoir assez de thune pour des dîners sympas, retrouver la magie des premières fois ?

Les problèmes ne font pas grève, ils pleuvent sans discontinuer ; tu ne fais qu’en troquer un pour un autre et/ou tu procèdes régulièrement à des mises à jour, c’est tout.

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Pour être heureux, il faut les « résoudre ». C’est là le mot-clé, le secret. Si tu les évites ou si tu as l’impression de ne pas en avoir, pauvre de toi : tu en seras malheureux à coup sûr. Idem si tu te sens incapable de les résoudre.

Être heureux implique d’avoir un truc à résoudre. Le bonheur serait en ce sens une forme d’action, une activité. Pas quelque chose qui te tombe du ciel ou que tu découvres fortuitement dans un article très partagé du Huffington Post ou auprès d’un maître Trucmuche, gourou de son état. Il ne se manifeste pas davantage quand tu as fini par économiser suffisamment pour faire ajouter une pièce à ta maison.

Tu ne le trouves pas qui t’attend quelque part, dans une idée ou dans un job ou même dans un livre, d’ailleurs. Le bonheur est un travail toujours en cours parce que la résolution des problèmes est une tâche indéfiniment renouvelée – les solutions aux problèmes du jour jettent les bases de ceux du lendemain, et ainsi de suite.

Tu n’es pleinement heureux que quand tu identifies les problèmes que tu as envie d’avoir et de solutionner.

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Il arrive qu’ils soient simples : préparer un gueuleton, partir en voyage dans un endroit que tu ne connais pas, gagner au jeu vidéo que tu viens de t’offrir. D’autres sont indéniablement complexes : être en meilleurs termes avec ta mère, dégoter un job à ta convenance, développer des amitiés plus gratifiantes. Quels qu’ils soient, en fait, le concept ne varie pas : les résoudre, s’en trouver heureux. Le hic, c’est que pour beaucoup de gens, la vie n’est pas si facile. Tout bonnement parce qu’ils s’y prennent comme des manches. À cause de quoi ?

  1. De leur tendance au déni. Certains nient carrément avoir des problèmes. Ce qui les oblige à se faire des films ou à se détourner de la réalité à coups de distractions. Résultat : passé la satisfaction de court terme, insécurité intérieure, refoulement et névroses pointent de nouveau leur nez.
  2. De leur mentalité de victime. Certains choisissent de se persuader qu’ils sont infoutus de résoudre leurs problèmes, alors qu’ils le pourraient très bien, en réalité. En se posant en victimes, ils accusent les autres de leurs maux ou incriminent les circonstances extérieures. D’où leur colère, leur sentiment d’impuissance et leur désespoir, une fois passé le mieux-être immédiat.

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Si les gens nient l’existence de leurs problèmes et en accusent les autres, c’est parce que c’est plus facile et confortable qu’essayer de les démêler. Ça soulage illico. On y prend son pied. Il y a plusieurs façons de prendre son pied. Absorber de l’alcool, éprouver le frisson lié à une prise de risque, par exemple. Mais ces états d’excitation sont des coquilles vides qui ne mènent nulle part – ou du moins pas plus loin que le petit nuage éphémère.

Tout l’univers du développement perso tourne autour du meilleur moyen de faire planer les gens au lieu de les aider à s’attaquer à leurs
difficultés. Combien de gourous te vendent de nouvelles formes de déni, te repulpent à coups d’exercices qui te font un maximum de bien sur le moment mais squeezent allègrement le fond du problème. Je me répète, mais la personne qui est vraiment heureuse n’a pas besoin de s’en faire la réflexion.

Et puis, tous ces nuages moelleux deviennent vite addictifs. Plus tu comptes sur eux pour te sentir mieux, plus tu vas désirer y flotter souvent. En ce sens, n’importe quoi est susceptible de déclencher l’addiction, en fonction de la motivation qu’il y a derrière. On a chacun nos « bonnes » méthodes pour anesthésier la douleur. Quel mal à ce genre d’expédient, à dose modérée ? Mais en cas de prolongation, gare à la souffrance quand la réalité se rappellera à
toi !

source : cet article est un extrait du livre “The subtil art of not giving a f*uck” de Marc Manson

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